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Fiches conseils › Comprendre

Photographie : Tima Miroshnichenko / Pexels

À qui parler, et comment y accéder

Psychologue, psychiatre, structures publiques : qui fait quoi et ce qui est pris en charge.

Le psychologue : pour parler, comprendre et être accompagné. Il est formé à l'évaluation et à l'accompagnement psychologique et peut proposer des entretiens, des psychothérapies et, selon sa formation, des évaluations ou des tests. Il n'est pas médecin et ne prescrit pas de médicaments. En libéral, vous pouvez le consulter directement. Ses honoraires sont généralement à votre charge, sauf prise en charge par votre complémentaire santé ou dans le cadre de dispositifs spécifiques.

Le psychiatre : lorsqu'une évaluation médicale est nécessaire. Le psychiatre est un médecin spécialisé en santé mentale. Il peut établir un diagnostic médical, prescrire ou ajuster un traitement et proposer un suivi. Ses consultations sont remboursées par l'Assurance maladie selon les règles habituelles des consultations médicales. Les délais de rendez-vous peuvent être importants et varient selon les territoires.

Le centre médico-psychologique : une prise en charge publique et pluridisciplinaire. Les CMP accueillent les personnes selon leur lieu de résidence et réunissent différents professionnels : psychiatres, psychologues, infirmiers, assistants sociaux. Les soins y sont pris en charge sans avance de frais. Il existe également des CMP pour enfants et adolescents. Les délais d'accès sont variables et peuvent parfois être très longs.

Et « Mon soutien psy » ? Dès 3 ans, enfants, adolescents et adultes présentant une souffrance psychique légère à modérée peuvent bénéficier de 12 séances au maximum par année civile avec un psychologue partenaire : 1 entretien d'évaluation et jusqu'à 11 séances de suivi. L'accès est direct, sans prescription médicale obligatoire. La séance est fixée à 50 €, sans dépassement d'honoraires : 60 % sont remboursés par l'Assurance maladie et les 40 % restants peuvent être pris en charge par la complémentaire santé. Pour un mineur, l'accord des titulaires de l'autorité parentale est nécessaire. À partir du 1er octobre 2026, la part prise en charge par l'Assurance maladie n'aura plus à être avancée.

Ce dispositif ne convient pas à toutes les situations. Il est réservé aux souffrances d'intensité légère à modérée. Il ne s'applique pas aux formes sévères de dépression ou d'anxiété, aux troubles du comportement alimentaire présentant des signes de gravité, à la crise suicidaire, ni à une dépendance à des substances. Ces situations relèvent d'une prise en charge médicale spécialisée, auprès d'un psychiatre ou d'un centre médico-psychologique.

Vous êtes étudiant ? Vous pouvez également bénéficier de Santé Psy Étudiant : jusqu'à 12 séances gratuites de 45 minutes par année universitaire, du 1er septembre au 31 août, sans prescription ni avance de frais, auprès d'un psychologue partenaire. Les séances non utilisées ne se reportent pas d'une année sur l'autre. Ce dispositif est cumulable avec Mon soutien psy, ce qui porte à 24 le nombre de séances possibles dans l'année. Les étudiants peuvent également s'adresser aux services de santé étudiante ou aux bureaux d'aide psychologique universitaire.

Pour les enfants et adolescents, d'autres portes d'entrée existent. Les CMP enfants et adolescents proposent une prise en charge par une équipe spécialisée. Les maisons des adolescents accueillent, écoutent, évaluent et orientent les jeunes et leur entourage. Les points accueil écoute jeunes offrent également un accueil de proximité, confidentiel et gratuit, pour parler d'un mal-être ou d'une difficulté et être orienté si nécessaire.

Pour les adultes, d'autres ressources peuvent être mobilisées. En plus des CMP, plusieurs solutions existent selon votre situation : services de prévention et de santé au travail pour les salariés, dispositifs proposés par certaines complémentaires santé ou employeurs, structures d'accompagnement pour les personnes en recherche d'emploi, ou encore associations spécialisées, notamment d'aide aux victimes. Ces dispositifs ne proposent pas tous une psychothérapie, mais peuvent offrir écoute, soutien et orientation vers une prise en charge adaptée.

Il n'existe pas une seule « bonne porte ». L'important est de trouver un premier interlocuteur accessible, qui pourra vous accompagner ou vous orienter vers une prise en charge plus adaptée si nécessaire.

Ces dispositifs évoluent régulièrement. Les conditions à jour figurent sur ameli.fr et sur santepsy.etudiant.gouv.fr.

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Rédigée par Stéphanie Bénard, psychologue clinicienne

Publiée le 24 août 2026

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Cette fiche ne remplace pas un avis médical. Si votre situation vous inquiète, parlez-en à un professionnel de santé.